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Facturation électronique bientôt obligatoire : comment mettre sa PME en conformité ?
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Facturation électronique bientôt obligatoire : comment mettre sa PME en conformité ?

Plateforme Agréée (PA) vs. Solution Compatible (SC) : quel outil choisir ? Pour répondre aux exigences de la réforme de la facturation électronique, deux types de dispositifs se présentent à vous : - La Plateforme Agréée (PA) : c'est le "tout-en-un". Un opérateur privé incontournable immatriculé par l'État qui gère, automatise et transmet directement l'ensemble de vos factures de bout en bout. - La Solution Compatible (SC) : cela peut être votre logiciel actuel (ou votre ERP). Il est capable de générer une facture au bon format, mais il n'a pas le droit de la transmettre tout seul : il doit obligatoirement être branché à une Plateforme Agréée pour l'envoyer. Pour identifier la configuration idéale pour votre structure, voici 4 situations concrètes d'entreprises et les recommandations d'équipement associées : 1 - Vous êtes une microentreprise, une TPE ou une PME avec un faible volume de factures (80 à 200 factures par an) Dans ce cas, une Solution Compatible (SC) reliée à une Plateforme Agréée (PA) est généralement suffisante. Vous avez besoin d'un outil simple et léger, adapté à un volume limité de factures, sans multiplier les fonctionnalités inutiles. 2 - Vous êtes une TPE ou une PME structurée émettant entre 600 et 1 000 factures par an Une Solution Compatible (SC) connectée à une ou plusieurs Plateformes Agréées (PA) constitue souvent le meilleur choix. Cette configuration permet de bénéficier d'une automatisation plus poussée, d'un meilleur suivi des encaissements et d'une gestion plus efficace des flux de facturation. 3 - Vous êtes une PME industrielle qui traite environ 3 000 factures par an via un ERP La priorité est de vérifier que votre ERP est compatible avec une Plateforme Agréée (PA) . Une intégration fluide entre les deux outils évitera les doubles saisies manuelles, limitera les risques d'erreur et garantira la transmission sécurisée des factures électroniques. 4 - Vous dirigez une PME multi-entités, par exemple un groupe régional composé de plusieurs filiales Pour une organisation gérant environ 1 500 factures par an et par filiale, le recours à une Plateforme Agréée (PA) est généralement le plus pertinent. Une telle solution permet d'interconnecter les différents logiciels métiers, d'harmoniser les pratiques entre les entités, de supprimer les doubles saisies et de faciliter la consolidation des données financières au niveau du groupe. Comment choisir votre Plateforme Agréée ? Les critères indispensables à prendre en compte Face à la multiplicité des offres sur le marché, le choix de votre équipement ne doit rien au hasard. La première étape incontournable est d'ordre légal : le dirigeant doit impérativement s'assurer que l'outil retenu figure bien sur la liste officielle des plateformes agréées sur impots.gouv.fr . Une fois cette conformité validée, la décision doit s’équilibrer autour de 5 critères fondamentaux issus des réalités du terrain : L'accessibilité et la simplicité d'usage : l’outil doit être intuitif pour vous comme pour votre expert-comptable. Si vous êtes fréquemment en déplacement, privilégiez une solution dotée d’une application mobile ou sur tablette pour piloter votre activité partout. La sécurité et la pérennité de l'éditeur : si toutes les plateformes immatriculées répondent au lourd cahier des charges de sécurité de l’État, veillez à vérifier la solidité financière de l'éditeur, son modèle économique, pour vous assurer d'un accompagnement et de mises à jour sur la durée. La compatibilité avec vos outils existants : la solution retenue doit s'intégrer sans rupture à votre écosystème informatique actuel, qu'il s'agisse d'un logiciel de caisse, d'un outil de pré-comptabilité ou d'un ERP métier (BTP, industrie, etc.). La qualité du service après-vente (SAV) : la transition numérique nécessite un vrai support humain. Un bon SAV doit être réactif, basé en France et composé d'experts facilement joignables par téléphone ou chat en cas de blocage technique. Une tarification transparente et modulaire : le modèle économique de la plateforme doit être clair et sans coûts cachés. Le prix payé doit être proportionnel à l'utilisation réelle et aux besoins fonctionnels de votre TPE/PME. De plus, dans un contexte international marqué par des enjeux croissants de souveraineté numérique et de protection des données, il est recommandé de prêter une attention particulière à l’origine des solutions et de privilégier celles détenues ou financées par des acteurs français (à minima européens ), afin de renforcer la confiance dans le traitement et la sécurité des données. Mise en conformité à la facturation électronique : votre plan d’action en 5 étapes pratiques La mise en conformité réglementaire nécessite une anticipation méthodique . Les chefs d'entreprise doivent engager dès à présent un plan d'action structuré : 1. Le choix et la désignation formelle de votre Plateforme Agréée (PA) : une fois votre opérateur retenu, l'accès se sécurise par un accord formel ou par la signature d'un mandat de désignation si vous déléguez cette démarche à votre expert-comptable. 2. La connexion de vos outils existants : si vous conservez votre logiciel de gestion actuel (solution compatible), il est impératif de configurer son interface pour qu'il communique nativement avec votre Plateforme Agréée. 3. Le paramétrage des flux : cette étape consiste à cartographier et intégrer vos circuits de facturation (qui émet la facture, qui la valide, et selon quelle cinématique jusqu'au paiement). 4. Le nettoyage et la consolidation des données : c'est un prérequis légal indispensable. Vos fichiers clients et fournisseurs doivent être audités pour intégrer systématiquement les mentions obligatoires : numéros SIRET, adresses exactes, codes TVA intracommunautaire et montants de TVA. 5. La phase de test sur le pilote national : n'attendez pas l'échéance légale. Il est d'ores et déjà possible de tester l'acheminement de vos flux sur le pilote officiel de la DGFiP afin de stabiliser vos processus à blanc, sans enjeu de contrôle fiscal. Transformez la contrainte légale en levier compétitivité trésorerie Au-delà de l'obligation administrative, cette réforme est une réelle opportunité pour optimiser la gestion de votre TPE/PME. Elle vous permet d'arrêter de naviguer à vue et de passer d'une gestion réactive à un vrai pilotage stratégique de votre entreprise. - Libérez du temps et réduisez vos coûts : l'automatisation élimine la paperasse, les recherches de justificatifs et les saisies manuelles sources d'erreurs. Résultat sur le terrain : jusqu'à 5 heures gagnées [1] par semaine et 12 € d'économies par facture traitée. - Accélérez vos encaissements : vos factures partent dès la prestation réalisée et vos partenaires les reçoivent sans délai. Quelques jours gagnés sur chaque envoi, c'est du cash qui rentre plus vite sur votre compte bancaire. - Sécurisez votre trésorerie : grâce au suivi en temps réel et à l'automatisation des relances, vous réduisez vos délais de paiement et diminuez votre besoin en fonds de roulement (BFR). Vous réduisez ainsi jusqu'à 30 % de factures impayées en moins et évitez les découverts imprévus. Entrepreneurs et dirigeants de TPE-PME : entourez-vous de vos partenaires de proximité Réussir cette transition ne se fait pas seul. Pour avancer sereinement, appuyez-vous sur votre écosystème habituel : experts-comptables, administrations, chambres consulaires, banques, organisations patronales et fédérations professionnelles. Ces acteurs sont souvent les mieux placés pour vous orienter vers les solutions adaptées à votre activité. L'État met également à votre disposition plusieurs ressources gratuites pour vous accompagner : Un numéro d'assistance dédié : 0 806 807 807 pour répondre aux interrogations des entreprises ; La page dédiée Tout savoir sur la sur la facturation électronique sur le site economie.gouv.fr qui centralise les informations réglementaires, les guides pratiques et les réponses aux questions les plus fréquentes ; Connaître ses futures obligations en fonction de sa propre situation , via un test de 4 questions sur impots.gouv.fr ; La liste officielle des Plateformes Agréées immatriculées par l’État sur le site impots.gouv.fr. Les offres gratuites pour les auto-entrepreneurs et TPE référencées sur le site francenum.gouv.fr ; En complément de ces ressources institutionnelles, vous pouvez également accéder aux ressources gratuites de Kolecto : Facture électronique : le guide de transition pour les TPE-PME ; Le guide du e-reporting pour les TPE-PME publié sur France Num ; Guide de transition pour les experts-comptables, co-écrit avec La Profession Comptable. La bande dessinée “ Facturation électronique : côté pratique, côté concret ” à retrouver sur la page LinkedIn de Kolecto. Vous pouvez également prendre rendez-vous ici avec un expert Kolecto. [1] Étude réalisée par Kolecto sur un panel de 100 utilisateurs, au 1er trimestre 2024, éditant en moyenne 30 factures par mois.

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9 juil. 2026
NationalÉconomie

Indemnisation chômage des transfrontaliers et lutte contre la fraude : Les Entrepreneurs saluent le retour du bon sens

Jusqu’à présent, le pays de résidence indemnisait les travailleurs frontaliers au chômage, même lorsqu’ils avaient travaillé et cotisé dans un autre État membre. Désormais, sous certaines conditions, l’État dans lequel ils ont travaillé et cotisé sera responsable de leur indemnisation. Cette réforme renforce l’équité entre les États membres, améliore la soutenabilité financière de l’assurance chômage française et apporte une clarification bienvenue pour les employeurs comme pour les travailleurs transfrontaliers. Les 83 400 allocataires transfrontaliers perçoivent aujourd’hui en moyenne 1 000 € de plus que les allocataires ayant cotisé en France. Pour les anciens travailleurs frontaliers en Suisse, l’indemnisation atteignait 2 123 € fin 2024, contre 1 040 € pour un allocataire ayant travaillé en France (source : Unédic). Pour lutter plus efficacement contre la fraude au détachement, une autre demande historique des Entrepreneurs a été adoptée : la révision du règlement instaure une déclaration préalable obligatoire de détachement (à l’exception des voyages d’affaires et des détachements de moins de 3 jours sauf pour le secteur de la construction). Cette avancée donnera enfin aux autorités les moyens de mieux contrôler les situations de détachement et de sanctionner les abus. Elle constitue une étape essentielle pour lutter contre le dumping social, garantir une concurrence loyale entre les entreprises européennes et mieux protéger les salariés. Avec cette révision, l'Union européenne réaffirme un principe essentiel : les cotisations sociales et les droits qui en découlent doivent relever d'un même État. Les Entrepreneurs resteront pleinement mobilisés afin que cette réforme soit mise en œuvre rapidement et efficacement.

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Grande enquête nationale sur la transformation IA des TPE, PME et ETI
9 juil. 2026
NationalNumérique

Grande enquête nationale sur la transformation IA des TPE, PME et ETI

Ce lancement s’est tenu en présence d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ainsi que de Yahya Fallah, membre du Comex des Entrepreneurs en charge de l’IA, Axel Dauchez, président de Make.org, Matthieu Moreau, directeur du développement de Bpifrance Conseil, et Alain Di Crescenzo, président de CCI France. L’objectif : mieux comprendre la réalité vécue par les entreprises face à l’intelligence artificielle. Quels outils sont déjà utilisés ? Quels cas d’usage suscitent le plus d’intérêt ? Quels freins ou besoins d’accompagnement restent à lever ? Les réponses permettront d’identifier les leviers les plus utiles pour favoriser une adoption efficace de l’IA par les entreprises. L’enquête est ouverte jusqu’au 7 septembre 2026.

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