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La Grande Consultation des Entrepreneurs
Entrepreneurs, salariés, indépendants, acteurs économiques et institutionnels sont invités à faire émerger des solutions pour l’économie.
L'actualité vue par Les Entrepreneurs, du terrain aux instances nationales.

La CPME change d'identité et devient Les Entrepreneurs

Conférence travail, emploi et retraites : transformer les constats en solutions
Après plusieurs mois de travaux, le temps est désormais venu d’ouvrir un nouveau cycle de négociations afin de transformer ces constats en compromis concrets : emploi des jeunes, intelligence artificielle, allongement des carrières. Pour Les Entrepreneurs, trois chantiers doivent désormais être engagés. Mieux préparer l’entrée des jeunes dans l’emploi: Orientation, passerelles entre formations et métiers, rapprochement entre formation et besoins des entreprises : l’objectif est de permettre aux jeunes d’entrer plus vite, avec une meilleure employabilité et durablement dans la vie professionnelle. La négociation sur l’emploi des jeunes, inscrite à l’agenda autonome des partenaires sociaux, doit permettre de traduire les constats partagés en réponses concrètes. Donner aux entreprises un cadre pour accompagner la révolution de l’intelligence artificielle : qui transforme les métiers, les compétences et les organisations. Les partenaires sociaux doivent s’en saisir. Les Entrepreneurs proposent l’ouverture d’une négociation interprofessionnelle conduisant à un accord-cadre national, souple et non contraignant, à l’image de la méthode retenue pour le télétravail. Elle permettrait d’anticiper les usages, d’accompagner l’évolution des métiers, de développer la formation et de faciliter les transitions professionnelles. L’enjeu est de faire de l’intelligence artificielle un levier de productivité pour nos entreprises et pour notre économie. Négocier la soutenabilité de notre système de retraite: Les évolutions démographiques imposent de regarder la réalité en face : la soutenabilité de notre système de retraite par répartition suppose de travailler plus longtemps. Pour Les Entrepreneurs, la négociation pourrait notamment porter sur un mécanisme d’évolution de l’âge légal de départ fondé sur des critères objectifs, en particulier l’espérance de vie et la démographie. Cette évolution devrait s’accompagner d’une prévention renforcée de l’usure professionnelle et d’une protection de ceux qui ne peuvent prolonger leur activité. Les Entrepreneurs réaffirment parallèlement leur attachement à la retraite par répartition, tout en souhaitant qu’elle puisse être progressivement complétée par un socle de capitalisation, permettant de diversifier les ressources destinées aux retraites et de mobiliser davantage d’épargne longue au service de l’économie française. Pour Les Entrepreneurs, cette responsabilité suppose que tous les partenaires sociaux prennent leur part aux négociations à venir. Les désaccords sont légitimes ; ils ne doivent pas en revanche empêcher le dialogue ni conduire quiconque à s’en tenir à l’écart. La réussite de cette Conférence ne se mesurera pas seulement à la qualité de ses diagnostics ou aux convergences identifiées, mais aux accords et aux compromis qu’elle permettra désormais de construire.

Rapport d'activité 2025 des Entrepreneurs
L'élection du nouveau Président et une nouvelle ambition : accélérer le développement et la représentativité. La transformation digitale et l'intelligence artificielle, au cœur du développement des PME, une nouvelle dynamique pour les mandats ou encore la transition écologique dans les TPE-PME ont été abordées dans le rapport. L'activité des Entrepreneurs a permis de faire avance des mesures utiles pour le quotidien des entrepreneurs. Téléchargez le rapport d'activité 2025 ci-dessous.

Budget 2027 : N’alourdissons pas le coût du travail !
Mais, une nouvelle fois, le Gouvernement choisit de faire du travail une variable d’ajustement budgétaire, ce qui est un non-sens économique et social. Le gel du barème des allègements de cotisations, alors que le SMIC et les salaires progressent, renchérit mécaniquement le coût du travail. La prise en compte de l’intéressement et de la participation dans le calcul des allègements envoie le même signal contradictoire : on ne peut pas demander aux entreprises d’embaucher, d’augmenter les salaires et de mieux partager la valeur tout en rendant ces choix plus coûteux, alors que la situation de milliers d’entreprises est déjà délicate en raison de la conjoncture économique et des crises internationales. Les Entrepreneurs soutiennent par ailleurs la diminution de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Ils proposent qu’une partie de cet effort, à hauteur de 500 millions d’euros, soit consacrée à la reprise de la baisse de la CVAE. La baisse de cet impôt de production permettra aux entreprises d’investir, d’innover et de créer des emplois en France. « Nous avons besoin d’un budget et nous avons besoin de redresser nos comptes. Mais on ne redressera pas durablement la France en renchérissant le coût du travail. Les entreprises prendront leur part de l’effort. Au Parlement à présent de corriger les mesures qui pénalisent l’emploi, les salaires et l’investissement. » explique Amir Reza-Tofighi, président des Entrepreneurs Les Entrepreneurs appellent donc les députés et les sénateurs à prendre leurs responsabilités : corriger ce qui renchérit le travail sans renoncer au redressement des finances publiques. La France a besoin d’un budget. Elle a tout autant besoin d’un projet économique capable de recréer de la croissance et de la richesse.

En augmentant le coût du travail, le gouvernement menace les augmentations de salaire
Le paradoxe est préoccupant : au moment même où les salariés aspirent à une progression de leur rémunération, le gouvernement propose d'augmenter massivement le coût du travail, réduisant ainsi les moyens dont disposent les entreprises pour répondre à ces attentes. Le SMIC a déjà été revalorisé de 2,41 % au 1er juin 2026 et les prévisions d'inflation laissent envisager une nouvelle augmentation au 1er janvier 2027 voire le 1er décembre. Dans le même temps, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit de prolonger le gel des paramètres des allègements de cotisations patronales et d'intégrer l'intéressement et la participation dans leur calcul, comme c'est déjà le cas pour la prime de partage de la valeur. En pénalisant également les dispositifs d'intéressement et de participation, le gouvernement prend le risque de décourager les entreprises qui associent leurs salariés à leurs résultats. Une contradiction supplémentaire au moment où le partage de la valeur doit être encouragé. Les entreprises se retrouveraient ainsi confrontées à une double peine : devoir assumer des salaires minimums plus élevés tout en supportant davantage de cotisations. L'ensemble des mesures envisagées représente plus de 11 milliards d'euros de surcoût pour les entreprises, soit en moyenne 550 euros par salarié et par an. Dans une conjoncture économique déjà difficile, ces nouvelles charges risquent de compliquer les négociations salariales et d'alimenter les tensions sociales au sein des entreprises. Autant de marges de manœuvre en moins pour augmenter les salaires, verser des primes, recruter ou investir. Les salariés seront les premiers pénalisés par des mesures qui risquent de freiner les revalorisations salariales et de fragiliser l'emploi. Les Entrepreneurs, le MEDEF et l'U2P demandent donc solennellement au gouvernement et aux parlementaires de renoncer à ces mesures et à toute nouvelle remise en cause des allègements de cotisations patronales. Le redressement des finances publiques est indispensable. Mais il doit passer prioritairement par une maîtrise durable des dépenses publiques, et non par un nouveau renchérissement du travail. On ne défend pas le pouvoir d'achat des salariés en réduisant la capacité des entreprises à augmenter leurs salaires.
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Rapport d'activité 2025 des Entrepreneurs
L'élection du nouveau Président et une nouvelle ambition : accélérer le développement et la représentativité. La transformation digitale et l'intelligence artificielle, au cœur du développement des PME, une nouvelle dynamique pour les mandats ou encore la transition écologique dans les TPE-PME ont été abordées dans le rapport. L'activité des Entrepreneurs a permis de faire avance des mesures utiles pour le quotidien des entrepreneurs. Téléchargez le rapport d'activité 2025 ci-dessous.

Cyberattaques : la vigilance continue après le Cybermoi/s
Des attaques qui touchent directement l’activité En octobre, une cyberattaque a visé les systèmes de réfrigération de 700 supermarchés. En modifiant à distance les paramètres des équipements, les « attaquants » ont provoqué des pertes de marchandises et des perturbations importantes. Cet incident rappelle que les équipements connectés (alarmes, caméras, systèmes de chauffage ou de froid) peuvent eux être ciblés. Autre alerte récente : le 22 octobre, Cybermalveillance.gouv.fr a signalé deux failles critiques dans PHP, un langage utilisé par de nombreux sites Internet. Leur détournement peut permettre une prise de contrôle à distance des systèmes vulnérables, un vol de données ou une interruption de service. Si votre entreprise possède un site Internet, demandez à votre prestataire de vérifier s’il est concerné et d’appliquer les correctifs nécessaires. Consulter l’alerte Cybermalveillance.gouv.fr sur les failles critiques de PHP . 5 actions à engager : Vérifier les mises à jour : ordinateurs, logiciels, serveurs, sites Internet et équipements connectés. Demandez à votre prestataire de vérifier les systèmes qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité. Sécuriser les accès : utilisez des mots de passe uniques, activez l’authentification multifacteur et limitez les accès à distance aux seules personnes qui en ont besoin. Sauvegarder les données : prévoyez des sauvegardes régulières, isolées des systèmes habituels, et vérifiez que vous pouvez effectivement restaurer vos fichiers. Sensibiliser vos salariés : apprenez-leur à repérer les courriels suspects, les liens frauduleux et les demandes inhabituelles de paiement. Préparer la réaction en cas d’attaque : identifiez les contacts à prévenir, les moyens de fonctionnement de secours et les étapes à suivre si vos systèmes deviennent indisponibles. Que faire en cas de cyberattaque ? Si vous suspectez une attaque, contactez immédiatement votre prestataire informatique. Isolez les équipements compromis du réseau si cela peut être fait sans risque, conservez les preuves disponibles et évitez de supprimer des fichiers ou de réinstaller les systèmes avant d’avoir été conseillé. En cas de fraude financière, contactez votre banque. Cybermalveillance.gouv.fr propose des conseils et une assistance aux victimes, ainsi qu’un annuaire de prestataires spécialisés. Les entreprises peuvent également s’appuyer sur le dispositif Mon ExpertCyber pour être accompagnées dans la sécurisation de leurs systèmes. Le bon réflexe : ne pas attendre la prochaine attaque. La fin du Cybermoi/s est l’occasion de faire le point avec son prestataire informatique et de programmer des vérifications régulières. La cybersécurité se travaille toute l’année.

Prime carburant : le plafond d’exonération est porté à 1000 € jusqu’à fin 2026
Cette mesure, officialisée par un décret du 20 octobre 2026 , s’applique aux périodes d’activité entre le 1er octobre et le 31 décembre 2026 . Le plafond global d’exonération applicable à la prime transport et au forfait mobilités durables est également porté à 1 000 €. Les conditions d’attribution de la prime carburant sont assouplies : jusqu’au 31 décembre 2026, les salariés peuvent en bénéficier même lorsque leur domicile ou leur lieu de travail est desservi par les transports en commun, et indépendamment de leurs horaires de travail. La prime peut être cumulée avec la prise en charge par l’employeur des abonnements aux transports publics. Ces assouplissements concernent exclusivement les frais de carburant, et non les frais de recharge des véhicules électriques ni le forfait mobilités durables. Comment mettre en place la prime carburant dans l’entreprise ? La prime carburant peut être instaurée par accord d’entreprise ou interentreprises ou, à défaut, par accord de branche. En l’absence d’accord, l’employeur peut décider de sa mise en place de manière discrétionnaire après consultation du Comité social et économique (CSE) lorsqu’il existe. L’employeur détermine le montant de la prise en charge, dans le respect des règles applicables. Celle-ci doit bénéficier, selon les mêmes modalités, à l’ensemble des salariés remplissant les conditions d’éligibilité. Le BOSS précise que la prime demeure soumise aux autres critères, en particulier la règle de modulation selon la distance domicile-travail (article R. 3261-11 du code du travail) et l'obligation de bénéficier à tous les salariés éligibles selon les mêmes modalités. Elle peut toutefois être réservée aux salariés utilisant des véhicules thermiques et hybrides. Le montant de la prime doit figurer sur le bulletin de paie. À noter : le Projet de loi de finances pour 2027 prévoit de porter à 1 000 € le plafond d’exonération fiscale pour 2026. Des précisions restent attendues sur l’application du nouveau plafond social aux primes versées avant le 1er octobre 2026.